Quel est le point commun entre nous et l’éléphant ? (ou l’impuissance apprise)

Quel est le point commun entre nous et l’éléphant ? (ou l’impuissance apprise)

18 juillet 2019 Blog 0

L’impuissance apprise ou le fait d’être persuadé de ne pas y arriver suite à une ou des mauvaises expériences qui nous ont donné cette croyance. Nous sommes comme les éléphants ! Quel est le rapport ?!

Beaucoup (hélas) d’éléphants en Asie sont attachés par une corde à un poteau dès leur plus jeune âge. L’éléphanteau pèse alors une centaine de kilos, il tente de tirer la corde, de bouger mais c’est impossible. En grandissant, il grandit, grossit et a plus de force. La corde est toujours la même. Il suffirait de peu pour que l’éléphant retrouve sa liberté. Mais, il n’essaye même pas. Pourquoi ? Il a APPRIS que la corde était incassable.

Comme les éléphants, nous avons APPRIS dans notre enfance par des échecs que dans certains domaines, ça ne fonctionne pas, que nous ne savons pas faire.

 « Je suis nulle en sport », « je ne sais pas nager », « je suis maladroite », « je suis nul pour… », nous avons grandi avec des croyances limitantes et nous les avons renforcées avec le temps. 

C’est le psychologue Martin Seligman qui a mis en lumière cette notion au milieu des années 60. Il définit alors l’Impuissance Apprise comme “le découragement engendré par la répétition d’échecs dans une situation donnée malgré les efforts accomplis pour remplir cette tâche”.

Reprenons l’exemple du fameux “Je suis nulle en sport”. Enfant, vous n’avez pas réussi à grimper à la corde ou à marquer un but.  Vous avez alors pensé : « je suis nul en sport ».

Votre cerveau a fonctionné par le biais de la confirmation d’hypothèse. Le biais cognitif naturel du cerveau consiste à isoler les informations confirmant les hypothèses précédemment formulées. 

Pendant les années qui ont suivi, vous avez donc retenu toutes les situations confirmant que vous étiez nul en sport. Bien entendu, vos professeurs, vos parents, et même vos copains ont peut-être largement contribué à renforcer cette croyance. “Prof de yoga ? Tu rêves ! Tu es nulle en sport !” (Toutes ressemblances avec mon histoire est une pure coïncidence !!) 

 

 Maintenant, prenez un peu de recul pour vous demander dans quels domaines avez-vous tendance à renoncer sans même avoir essayé ? Sur quelles croyances présentes depuis l’enfance vous vous basez ?

 

Après avoir identifié ces croyances limitantes, faites ces deux exercices : 

 

1/ Trouvez des exceptions 

L’Impuissance Apprise se caractérise par des généralisations abusives : “Je suis vraiment nulle en…. Je rate toujours … »  N’y a-t-il pas une petite fois où vous avez réussi ?

Pour toutes les croyances que vous avez identifiées, entraînez-vous à trouver des exceptions. Ces preuves vont peu à peu permettre à votre cerveau de déconstruire l’hypothèse de départ.

 

2/ Envisagez l’erreur différemment 

Sortir de l’Impuissance Apprise nécessite de reprogrammer notre cerveau en ce qui concerne la notion d’échec. Répétez-vous cette fameuse phrase de Churchill “Le succès est l’aboutissement d’une succession d’échecs”.

En effet, comme nous le disons souvent, l’erreur et l’échec sont essentiels, ils sont le terreau de l’apprentissage. Ne pas échouer, c’est stagner et rester au même niveau de connaissance. Apprenez à considérer l’échec comme une étape essentielle de développement et une occasion de progresser !